Rentrée littéraire 2018 (suite)

…hormis la rentrée spécifiquement irlandaise que je vous ai déjà présentée – je m’arrache d’ailleurs du dernier Roddy Doyle que je suis en train de dévorer pour écrire cette chronique. 🙂

Cette année, ce sont 567 livres qui sont attendus : 381 livres francophones et 186 de littérature étrangère. Encore un chiffre qui donne le vertige ! Chaque année, j’espère que les meilleurs survivront et ne connaîtront pas le pilon. Encore faut-il arriver à trouver les pépites dans la masse. Ce sont souvent les mêmes qu’on va voir défiler sur les réseaux, les blogs et qui seront en vitrine des librairies ou grandes surfaces culturelles. Mais comme je ne suis pas dans le secret des dieux, eh bien ma sélection sera sans doute celle des livres que vous avez déjà dû voir défiler. Sélection qui s’étayera dans les mois à venir, bien sûr, et certainement davantage que les autres années, car en qualité de jurée littéraire pour le Grand Prix des lectrices Elle, je sais qu’une partie de la rentrée littéraire va me tomber dans les mains par ce biais.  Je suis très contente de pouvoir découvrir ainsi, contrainte de mon plein gré, certains livres vers lesquels je ne serais pas allée de moi-même mais que je vais aimer pour certains d’entre eux (j’espère !). Trêve de bla-bla, voici mes repérages :

Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, premier roman de Mick Kitson, qui est gallois mais vit en Ecosse, pour ce roman qui se déroule dans les Highlands. Vous connaissez ma passion pour l’Ecosse et sa littérature contemporaine … 🙂

editions-metailie.com-manuel-de-survie-a-lusage-des-jeunes-filles-manuel-de-survie-a-lusage-des-jeunes-filles-hd-filet-300x460

Traduit par Céline Schwaller
A paraître le 30 août aux éditions Métailié

Présentation éditeur : « « Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins. (…) »

Trajectoire, recueil de nouvelles de l’Américain Richard Russo, que l’on ne présente plus. Je ne l’ai encore jamais lu et je me disais que l’aborder par ce recueil de nouvelles pouvait être sympathique (et j’aime bien les nouvelles !) . Richard Russo sera aussi au Festival América de Vincennes, en septembre prochain.

 

Traduit par Jean Esch
A paraître le 13 septembre aux éditions de La Table Ronde

Présentation éditeur : « Quatre histoires brèves mais puissantes et surprenantes, dont les héros, confrontés à des obstacles à première vue franchissables, s’empêtrent dans de véritables crises existentielles…« 

Ásta, de l’Islandais Jón Kalman Stefánsson, à la plume encorcelante.

71z0IJRDCrL

Traduit par Eric Boury
A paraître le 30 août aux éditions Grasset

Présentation éditeur : « Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence  : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur. »

Camarade Papa, de Gauz, l’auteur de Debout-Payé

91NkNrbir8L.jpg

Paru le 24 août aux éditions Le Nouvel Attila

Présentation éditeur : « Amsterdam, de nos jours. Un enfant immigré est élevé par des parents communistes, tendance Kim-il-Sung. Sa vision du monde en porte la marque. Son vocabulaire, aussi. Et comme Momo, le héros de La Vie devant soi, il ne mâche pas ses mots.
Un jour, ses parents l’envoient en Afrique retrouver sa grand-mère maternelle et ses racines. Il est en quelque sorte « en mission » : observer le monde post-colonial tout en restant fidèle, au milieu des torsions idéologiques, à l’enseignement révolutionnaire reçu dans son enfance. »

Balles perdues de l’Américaine Jennifer Clement. Ca parle du problème des armes aux Etats-Unis, de femmes d’un milieu défavorisé…

71b0ACT2pwL

Traduit par Patricia Reznikov
Paru le 22 août aux éditions Flammarion

Présentation éditeur : « Sur le parking d’un camp de caravanes, en plein coeur de la Floride, Pearl vit à l’avant d’une Mercury avec sa mère Margot qui dort sur le siège arrière. Elles se sont créé un quotidien à deux, fait de chansons d’amour, de porcelaine de Limoges, d’insecticide Raid et de lait en poudre. Outre ce lien fusionnel, l’adolescente peut aussi compter sur sa meilleure amie, Avril May, avec qui elle fume des cigarettes volées au bord d’une rivière pleine d’alligators, et sur les autres personnages excentriques des caravanes voisines. Mais cet équilibre fragile bascule à mesure que Pearl prend conscience du trafic d’armes qui s’organise autour d’elle (…) ».

Les enfants de coeur de Heather O’Neill . Un roman qui se passe à Montréal au début du XXe siècle puis dans les années 30, cela m’intrigue…

61jdsqYo3WL

Traduit par Dominique Fortier
Paru le 16 août aux édition du Seuil

Présentation éditeur : « Montréal, hiver 1914. Deux bébés sont abandonnés sur les marches d’un orphelinat. Élevés sous la férule des bonnes sœurs, ils ne tardent pas à révéler des dons exceptionnels. Pierrot est un pianiste prodige ; Rose sait comme personne illuminer le visage des enfants tristes avec ses pas de danse et ses pantomimes. Enrôlés dans une grande tournée destinée à récolter des fonds pour l’orphelinat, ils tombent bientôt amoureux, et se mettent à rêver ensemble d’un avenir lumineux sous le chapiteau du cirque le plus spectaculaire que le monde ait jamais connu. Mais l’adolescence les sépare. L’ombre de la Grande Dépression plane sur Montréal (…) ».

Zombies zarbis, tome 1 : « Panique au cimetière » de Marie Pavlenko et Carole Trébor. Ca m’a l’air bien déconnant… 🙂

9782081431157

A paraître le 5 septembre aux éditions Flammarion Jeunesse

Et voici ce que je vais lire suite à la sélection du jury de septembre pour le Grand Prix des Lectrices Elle et j’en suis ravie :

 

Un Gentleman à Moscou de l’Américain Amor Towles paru le 22 août aux éditions Fayard (traduit par  Nathalie Cunnington) :
Présentation éditeur : « Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.(…) »

La Disparition d’Adèle Bedeau, de l’Ecossais Graeme Mcrae Burnet (traduit par Julie Sibonie), à paraître le 30 août aux éditions Sonatine :

Présentation éditeur : « Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire.
Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S’il a eu de l’ambition, celle-ci s’est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes premières enquêtes criminelles, qui depuis ne cesse de l’obséder.
Lorsque Adèle disparaît, Baumann devient le principal suspect de Gorski. Un étrange jeu se met alors en place entre les deux hommes. (…) »

Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider, paru le 16 août aux éditions Grasset.
Présentation éditeur : « « Tu étais libre et sauvage. D’une beauté à couper le souffle. Tu n’étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
Tu étais ma cousine. J’étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d’une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n’étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s’est installée. »(…) »

Affaire à suivre…

Et dire qu’il me reste quelques bouquins de la rentrée littéraire 2017 encore non lus… 🙂 Trop de tentations et pas assez de temps, même si j’en ai lu des stocks au gré de mes envies et découvertes après-coup …

 

 

 

Publicités

A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
Cet article, publié dans Rentrée littéraire, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Rentrée littéraire 2018 (suite)

  1. DF dit :

    Pas mal de stocks des rentrées de ces dernières années. Pourtant, j’ai repéré deux ou trois tires dans celle qui vient de démarrer. Nous verrons bien! Bonnes lectures et bonnes découvertes à toi.

    Aimé par 1 personne

  2. lilly dit :

    Je vais recevoir le Russo et j’attends avec impatience le livre de Murail sur sa famille, mais sinon je pense que la rentrée littéraire ne me fera pas plus d’effet que d’habitude. Je suis plutôt du genre à lire les livres bien après tout le monde (je vous laisse trier et dépenser vos sous en grands formats).

    Aimé par 1 personne

    • Maeve dit :

      Parfois on est tellement impatient de découvrir le nouveau livre d’un auteur que ce n’est pas possible d’attendre la version poche ; et parfois d’ailleurs il n’y a pas d’édition poche ensuite. 🤗 Je n’ai pas encore recu le Russo : j’espère que le facteur ne l’a pas perdu…

      J'aime

  3. Je ne connaissais pas du tout Jón Kalman Stefánsson mais le résumé de son nouveau résumé promet un roman juste passionnant. J’espère qu’il sera sélectionné par le jury Elle que je puisse le lire! Les enfants de cœur est très tentant aussi.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s