Rentrée littéraire automne 2017

C’est reparti pour un tour. Plus de 500 livres vont être publiés. J’en ai retenu quelques-uns. Seulement quelques-uns, parce que, si je mets un point d’honneur à lire ceux que je présente dans ce genre de chronique, je suis toujours en retard comme le lapin d’Alice… (il y a toujours de bonnes trouvailles qui s’intercalent dans mon programme !) Rien de frustrant pour autant car lire n’est pas un verbe avec une date de péremption et une sémantique de « course folle », même si l’expression « rentrée littéraire » laisse supposer un train d’enfer pendant 3 mois environ pour être à jour dans les bons trucs à lire…

C’est à cette époque que ma liseuse turbine à plein régime : c’est un peu moins cher, ça prend moins de place sur les étagères qui sont déjà over-saturées, et c’est plus pratique que les grands formats dans les transports en communs…

Irlande

Cela fait 6 mois que j’attends la sortie des Hérésies glorieuses de Lisa McInerney, depuis que je l’ai entendue au festival-franco irlandais de Paris. Le roman irlandais que je souhaite lire absolument avant tous les autres.

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Présentation éditeur : « Après quarante ans d’exil, Maureen retourne à Cork, en Irlande, pour retrouver son fils, Jimmy, qu’elle a été forcée d’abandonner. Elle tue un inconnu par accident et déclenche une série d’événements, qui, comme des dominos, vont secouer toute la ville et révéler différents personnages en marge de la société : Ryan, 15 ans, deale et donnerait tout pour ne pas ressembler à son père alcoolique ; sa petite-amie Karine, magnifique et issue d’une classe aisée, avec laquelle il vit un amour pur et passionné jusqu’à ce que la réalité les rattrape ; Tony, dont l’obsession qu’il voue à sa voisine menace de les détruire, lui et sa famille ; Georgie, une prostituée qui feint une conversion religieuse aux répercussions désastreuses. Un livre puissant dont la force réside dans son amoralité. »

Et oui, car il y au moins deux autres publications irlandaises au rendez-vous , qui sont aussi des « premier roman ».
Connaissant Killarney comme ma poche ou presque, je suis intriguée par ce roman de Colin O’Sullivan, Killarney Blues

51qm2bh6WAL._SY346_Présentation : « La pittoresque ville de Killarney, dans le sud-ouest de l’Irlande, pourrait sembler l’endroit idéal pour profiter d’un soleil trop rare, mais la ville a le blues. Bernard Dunphy, cocher excentrique et guitariste, se languit d’un amour non réciproque et doit composer avec une mère et un cheval tous deux malades ; son ami Jack se mêle d’un crime violent ; et un trio de copines se prennent dans la toile de leurs propres méfaits. Le roman oscille entre l’obscurité et la lumière tandis que ses protagonistes luttent avec leurs démons intérieurs. L’amitié, l’amour et la musique peuvent-ils sauver leurs âmes tourmentées ? »

J’ai noté aussi Vera de Karl Geary, mais sans vraiment de conviction. J’attendrais peut-être une sortie en poche. Ca me paraît a priori très commercial, genre bluette prédigérée du coup de foudre entre un jeune et une trentenaire. Bof, du déjà-vu. Mais je suis curieuse en matière de littérature irlandaise. Pourtant pas ma priorité.

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Présentation éditeur : « Vera a la trentaine passée, elle vit dans les quartiers chics de Dublin, à Montpelier Parade. Sonny a 16 ans, il travaille dans une boucherie. Bien sûr, il rêve d’ailleurs. Lorsqu’il croise le regard de Vera, sa beauté lui donne immédiatement le vertige. Vera parle peu. Mais elle sait écouter Sonny comme personne ne l’a fait jusqu’à présent. Premier roman coup de poing d’un acteur irlandais devenu écrivain et scénariste, « Vera « est une magnifique histoire d’amour portée par une écritre exceptionnelle, un mélange inédit entre la justesse de Ken Loach et la grâce de James Salter. Aussi émouvant et dévastateur que « Breaking The Waves ». « 

France

Edition au format poche dans la jolie collection « La Petite Vermillon » des éditions de la Table Ronde d’une enquête littéraire, Les mystères de Saint-Exupéry, de Jean-Claude Perrier. Le genre de livre tout à fait pour moi !

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Ecosse

On ne peut pas revenir d’un voyage au bout du monde écossais sans vouloir se replonger dans la littérature foisonnante de cette nation (notez que 2017 est officiellement l’année de l’Ecosse). J’ai de la chance, car deux romans paraissent chez Métailé : Les buveurs de lumière de Jenni Fagan

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Présentation éditeur : « 2020. Le monde entre dans l’âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s’annoncent, il faut faire provision de lumière – neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales. Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l’Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d’art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de génie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit garçon, en pleine tempête hormonale, qui devient son amie. Autour d’eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste réac, un couple de satanistes, une star du porno. Les températures plongent, les journaux télévisés annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on résiste : on construit des poêles, on boit du gin artisanal, on démêle une histoire de famille, on tente de s’aimer dans une lumière de miracle. Dans ce roman éblouissant au lyrisme radical, peuplé de personnages étranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de hâter la fin du monde. »

et un James Kelman (dont j’ai toujours un roman non lu dans ma liseuse, paru à la rentrée littéraire 2015 : chuis une vilaine fille, mais pas grave, Mo a dit me tente beaucoup ! 🙂

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Présentation éditeur : « Helen travaille de nuit dans un casino comme croupière, et vit dans un minuscule appartement de la banlieue londonienne, avec sa petite fille de six ans et son compagnon, Mo, anglo-pakistanais, qui trouve qu’elle est tordue. Plus que tordue, dit-elle. Les pensées filent en roue libre – racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien –, Helen somnole, se souvient, rêve et s’obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole. Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l’avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue. Le monologue intérieur d’un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu’on n’appelle plus la classe ouvrière. »

(Décidement Ken Loach est la figure convoquée pour un peu tout et n’importe quoi…)

Norvège

Rien que pour le titre, Aux confins du monde, et le « Viking »  (qui doit être l’auteur) en couverture, je craque pour Karl Ove Knausgaard, dans ce récit autobiographique ! 🙂 Un bon gros pavé de plus de 600 pages : parfait pour l’hiver, quand il fait froid.

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Présentation éditeur : « A dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée, Karl Ove Knausgaard part vivre dans un petit village de pêcheurs au nord du cercle arctique, où il sera enseignant. Il n’a aucune passion pour ce métier, ni d’ailleurs pour aucun autre : ce qu’il veut, c’est mettre de côté assez d’argent pour voyager et se consacrer à l’écriture. Tout se passe bien dans un premier temps : il écrit quelques nouvelles, s’intègre à la communauté locale et attire même l’attention de plusieurs jolies jeunes femmes du village. S’installe peu à peu la nuit polaire, plongeant dans l’obscurité les somptueux paysages de la région et jetant un voile noir sur la vie de Karl Ove. L’inspiration vient à manquer, sa consommation d’alcool de plus en plus excessive lui vaut des trous de mémoire préoccupants, ses nombreuses tentatives pour perdre sa virginité se soldent par des échecs humiliants, et pour son plus grand malheur il commence à éprouver des sentiments pour l’une de ses élèves. Entrecoupé de flash-back où l’on découvre l’adolescence de Karl Ove, et grâce auxquels on distingue l’ombre omniprésente de son père, Aux confins du monde capture d’une main de maître le mélange enivrant d’euphorie et de confusion que chacun traverse à la fin de l’adolescence. »

Angleterre

La suite des aventures des Filles de Brick Lane de Siobhan Curham, le quatrième ou cinquième roman ado que je lis de l’auteure, qui régale les jeunes et les moins jeunes, surtout quand en sus, on y retrouvera Oscar Wilde comme maître à penser.

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Etats-Unis
Festival Amercia va me manquer cette année pour débusquer les auteurs qui font envie, mais Underground Railroad de Colson Whitehead m’a l’air pas mal du tout et tout à fait d’actualité…

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Présentation éditeur : « Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les Etats libres du Nord. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le  » misérable coeur palpitant  » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté. L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l' » Underground Railroad « , le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme. »

Finalement, à bien y regarder, je suis assez enthousiaste…

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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