Rentrée littéraire automne 2016 : mes choix

Comme les années passées, voici mes choix pour la sacro-sainte rentrée littéraire. Choix encore non exhaustifs parce que c’est compliqué de s’y retrouver dans la masse énorme de bouquins qui sortent, d’autant plus que ce sont toujours les mêmes qu’on vous met sous le nez, forcément au détriment d’autres qui en valent sûrement la peine. Donc j’ai fouillé les catalogues d’éditeurs, surfé sur Amazon qui est bien pratique pour les annonces de sorties pas encore sur les catalogues (c’est même surprenant !)

Voici donc le résultat des « courses » :
Ce cher Dermot Bolger – dont la vidéo de présentation par lui-même de ce roman m’a encore plus donné envie de le lire ! Commencé dans les années 2000 si j’ai bien compris, avant l’effondrement du Tigre Celtique et terminé après celui-ci. J’espère bien qu’il sera de passage à Paris, même sans match de foot, pour nous en dire plus.  🙂 🙂

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Présentation éditeur : « Par amour pour sa femme Alice, soucieuse de changer de vie, Chris est prêt à tout, même à s’associer à son voisin Ronan, tantôt ami, tantôt rival, dans un projet immobilier dont il est loin de connaître toutes les subtilités. Mais les deux hommes ne s’attendaient pas à unir à ce point leurs destins en se lançant dans la construction d’une maison. Le drame survient lorsqu’ils découvrent dans le jardin de Chris le cadavre de Pavle, l’un des migrants qu’ils employaient illégalement. Ronan convainc Chris de jeter le corps dans un ravin. Ce geste macabre va ainsi cristalliser et exacerber les passions des protagonistes : pourquoi un tel acte s’ils n’ont rien à se reprocher ? Qui était réellement cet ouvrier dont on ne sait absolument rien ? « 

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas lu Colm Toibin, ce sera l’occasion d’autant que c’est le genre de sujet que j’adore :

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Présentation éditeur : « Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l’oeil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s’affranchit peu à peu des cancans et s’autorise de menues libertés : prendre des cours de chant, s’acheter une chaîne stéréo… La profondeur des émotions que soulève en elle la musique s’accorde au réveil de sa sensibilité et de sa personnalité. »
Le récit de la renaissance de Nora dans une société irlandaise en pleine mutation est magistralement servi par une prose musicale, délicate et nuancée »

 

Comment résister au dernier Edna O’Brien dont on a entendu parler par l’auteure herself lors de son passage à Paris l’automne dernier ?

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Présentation éditeur : « Dès qu’il franchit le seuil de l’unique pub ouvert dans ce trou perdu d’Irlande, l’étranger suscite la fascination. Vladimir Dragan est originaire du Monténégro. Il entend s’établir comme guérisseur. On lui trouve un logement, un cabinet médical, et sa première cliente, une des quatre nonnes du lieu, sort de sa séance totalement régénérée. Rien d’étonnant à ce que Fidelma, très belle et mariée à un homme bien plus âgé qu’elle, tombe sous le charme. L’idylle s’interrompt quand Dragan est arrêté. Recherché par toutes les polices, il a vécu à Cloonoila sous un faux nom. Inculpé pour génocide, nettoyage ethnique, massacres, tortures, il est emmené à La Haye, où il rendra compte de ses crimes. Le titre choisi par Edna O’Brien s’éclaire alors, ainsi que l’introduction rappelant que 11 541 petites chaises rouges avaient été installées à Sarajevo en 2012 pour commémorer la mémoire des victimes du siège. (…) »

Je n’ai jamais rien lu d’Emma Cline, mais cela fait un moment que je vois ce livre tourner sur les réseaux sociaux. Intriguée je suis 🙂

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Présentation éditeur : « Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell… »

On ne peut pas revenir de Suède et rater le roman d’Henning Mankell publié posthume en France

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Présentation éditeur : « Fedrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge : à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et, surtout, sans l’apparition d’une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l’hiver prend possession de l’archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu’à l’inimaginable dénouement. Après l’immense succès des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes suédoises brosse le portrait en clair-obscur d’un homme tenaillé par le doute, le regret, la peur face à l’ombre grandissante de la mort – mais aussi la soif d’amour et le désir -, d’un être amené par les circonstances à revisiter son destin et à reprendre goût à la vie. Tel est l’ultime roman de Henning Mankell : une oeuvre d’une sobriété élégiaque et poignante, traversée et portée par la beauté crépusculaire des paysages. »

 Et quand on voyage en Suède, on entend obligatoirement parler de la Finlande. Alors un roman qui évoque une page de son histoire, c’est une aubaine et une découverte d’un écrivain inconnu à faire ! 🙂

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Présentation éditeur : « Jusqu’où aller pour survivre ?
1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l’hiver glacial, Marja n’a d’autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l’espoir d’un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger vers le sud, cohortes de paysans errants désespérés mais résolus à survivre. Sur la route, elle rencontre Ruuni, un jeune garçon qui lui semble digne de confiance. Mais face à un tel dénuement pourra-t-il leur venir en aide ? En butte à la méfiance, l’égoïsme et la haine, une lutte de chaque instant s’engage où le vivant tourne au spectre et le climat extrême à l’angoisse pure. »

Je tente une première lecture de Jane Smiley. J’ai cru dans un premier temps que c’était une dystopie à cause d’une erreur de présentation éditeur sur le site de la FNAC et un classement en dystopie sur Babelio. Le catalogue de l’éditeur n’étant pas à jour, j’ai un peu galéré et je remercie Marie, la blogueuse qui m’a signalé l’erreur (en gros pour être sûr, il faut aller sur Electre !). Donc voilà. Mais ça ne change rien à mon envie de lire Nos premiers jours : une fresque familiale sur fond historique qui se déroule dans l’Iowa a tout pour me plaire a priori, moi qui adore voyager en livre (et en vrai aussi).
De plus, Jane Smiley sera à Festival America : l’occasion d’acheter le roman sur place, d’assister à un débat si ça rentre dans mes cases RDV. 🙂

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(sortie le 24 août)
Présentation éditeur :
« Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953. »

Je ne peux pas résister à Joyce Maynard, rencontrée à Festival America en 2014 et dont j’ai dévoré et adoré L’homme de la montagne et Les filles de l’ouragan. 🙂

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Présentation éditeur : « Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l’entoure, faisant d’étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d’Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d’amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents – et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l’ont vue grandir ? Emouvante histoire de reconstruction, Les règles d’usage évoque avec brio la perte d’un être cher, l’adolescence et la complexité des rapports familiaux. Un roman lumineux. »

A priori, la dystopie ne me réussit pas spécialement, mais je suis intriguée par ce roman américain qui même Shakespeare et ses pièces à un univers de fin du monde… Emily Saint John Mandel sera aussi à Festival America, raison de plus pour aller se rendre compte où elle veut nous embarquer avec cette fiction. :

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Présentation éditeur : « Dans un monde où la civilisation s est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l espoir et l humanité au milieu de la désolation. »

La littérature jeunesse n’est pas en reste :

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(sortie le 24 août)
Présentation éditeur : « Le dernier album en date de la grande Eva Lindström, une des auteures phare de la scène jeunesse suédoise.  Alors que ses camarades s’amusent entre eux, un petit garçon rentre seul chez lui. Pour se consoler, il se lance dans la préparation d’un gâteau, qui attire bientôt la gourmandise des autres enfants… Subtil, elliptique et poétique, un livre d’une grande finesse qui aborde les questions de l’amitié, de la solitude et de l’exclusion.  « 

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(sortie le 24 août)
Présentation éditeur :
« Lottie s’ennuie. Elle rêve d’une vie d’héroïne de roman. Lorsqu’elle rencontre Sophia dont l’existence est truffée de mystères, tout lui semble possible. Ensemble elles partent à la recherche de la mère de Sophia… »

51ORYxUvPBL((sortie le 24 août)
Présentation éditeur : « Angleterre, 1934. A l’école de filles Deepdean, deux élèves, Daisy Wells et Hazel Wong fondent leur agence secrète de détectives privés. Peu après, Hazel découvre le corps d’une prof dans le gymnase… »

Et puis, le deuxième tome des aventures d’Enael, écrites par Helen Falconer, sort le
5 octobre
et s’intitule La rivale. J’avais adoré les aventures fantasy faisant la part belle au folklore et à la mythologie irlandaises, j’attends donc avec une certaine impatience la suite… et des mini-monstres aussi ! 🙂

Irlande, Etats-Unis, Finlande, Suède, Grande-Bretagne : de quoi prolonger les vacances…
Bonne rentrée !

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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14 commentaires pour Rentrée littéraire automne 2016 : mes choix

  1. LadyDoubleH dit :

    Un bon cru d’Irlandais pour cette rentrée ! je suis plongée dans le Emma Cline, c’est un roman époustouflant. Je note le Jane Smiley, il devrait me plaire 🙂

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  2. Tentée par le Colm Toibin. J’ai jamais lu cet auteur… Ce serait l’occasion de le découvrir. J’avoue ne pas avoir regardé les catalogues des sorties de la rentrée… (Pour tout dire je ne savais même pas que ça existait!)

    Aimé par 1 personne

  3. Marie dit :

    J’ai également retenu le Colm Tóibín car j’avais aussi adoré le « Brooklyn »…
    Sinon, je ne comprends pas trop : la présentation du roman de Jane Smiley (que je veux lire aussi) ne me semble pas correspondre à son contenu…
    Le Joyce Maynard est noté aussi 😉 !

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    • Maeve dit :

      Je vais vérifier pour Jane Simley. C’est assez fastidieux à réaliser ce genre de billet, en jonglant d’un site à l’autre en fonction des infos disponibles. Mais il s’agit bien d’une dystopie.

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  4. Marie dit :

    Ton billet est super ! C’était juste une réflexion que je me faisais à propos de « Nos premiers jours » en lisant la présentation de l’éditeur que tu as trouvée. Moi, j’ai seulement ce résumé découvert sur le site Electre : « Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953. » Je ne m’imaginais donc pas que c’était une dystopie 😉 !

    Aimé par 1 personne

  5. Marie dit :

    C’est vrai ce que tu dis : vivement que nous puissions nous plonger dans ce roman ! Quoiqu’il en soit, j’ai envie de le lire.

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  6. Marie dit :

    Bonjour Maeve. En fait, en cherchant un peu, il me semble que le résumé de « Nos premiers jours » que tu avais trouvé au départ est celui de « Station eleven » d’Emily St. John Mandel (toujours chez Rivages)… 😉

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