Un enfant de l’amour

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4e de couverture : « James Reid est un jeune homme romantique dont le principal défaut est d’avoir trop rêvé sa vie avant qu’elle ne commence véritablement. Durant l’été 1939, il embarque pour l’Inde avec son régiment et, lors d’une escale au Cap, croit trouver en Daphné, jeune femme mariée, le grand amour qu’il attendait. À la fin de la guerre, il apprend que de cette liaison passionnée est né un enfant qui ne se sait pas illégitime. James va alors tout entreprendre pour rencontrer son fils… »

 

Ce roman de Doris Lessing, publié en 2003 est un roman d’apprentissage, celui d’un jeune Anglais mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale et envoyé aux Indes, avec escale en Afrique du Sud. C’est là qu’il connaîtra l’amour, dans sa rencontre avec Daphné, jeune Anglaise en mal d’enfant.

Mais Si Doris Lessing raconte ici une histoire d’amour sans retour (parce que Daphné fera sa vie sans James mais lui en sera incapable), c’est surtout la restitution d’une époque qui est le tour de force de ce roman.
Celle des Anglais, colons installés en toute impunité dans un pays qui n’est pas le leur, servis par des autochtones qui leur sont dévoués.
C’est celle de l’effervescence intellectuelle et culturelle, le socialisme (James se lie d’amitié avec Donald qui en est un fervent défenseur), la passion littéraire dévorante de James qui devient un lecteur et un admirateur invetéré de Kipling.
Celle de la souffrance, de l’ennui et du gâchis humain : la souffrance sur le bateau qui emmène les soldats de Grande-Bretagne jusqu’en Afrique du Sud : à notre époque, on a dû mal à imaginer ce que c’était de faire une telle traversée dans les années quarante et Doris Lessing nous le rappelle avec talent : on a dû mal à lâcher le livre et c’est sans doute ce qui m’a le plus plu.
Quant à l’ennui et au gâchis, il s’agit de ces mêmes soldats, qui après une traversée des mers très pénible, arrivent en Inde pour finalement souffrir… du climat et mourir d’ennui ! Autrement dit, ils ont été envoyés là-bas pour rien, ou plus précisément « jusqu’au cas où ».

En somme, Doris Lessing offre ici un roman d’atmosphère que j’ai beaucoup aimé. Elle ne faillit pas à la réputation de sa qualité d’écriture, à son humour, parfois noir. On se dit que ce n’est pas pour rien qu’elle fut Prix Nobel de littérature en 2007 (même si c’est une reconnaissance bien tardive !).

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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