Typos tome 1 : Fragments de vérité

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Traduit par Faustina Fiore

4e de couverture : « Dans une société où l’information est un mensonge, Typos défend la vérité.
K-Lab, groupe ultra-puissant domine la ville de Maximum City. Expert en désinformation, il manipule les faits au profit des pouvoirs en place. Une organisation clandestine nommée TYPOS résiste au discours officiel. Ses membres sont déterminés à mettre à jour un scandale humanitaire sans précédent.
Leur arme : la Vérité
Leur outil : un Journal.
Mais ce n’est pas sans danger, leur ennemi est redoutable. »

Gipsy, Morph, Dusker et Arlequin sont étudiants en journalisme, dans une société futuriste de 2043 ou la manipulation est reine. Maximum City, la ville où ils vivent est sinistre à souhait et sa banlieue encore plus : pour empêcher les gens de réfléchir et de réagir, il y a un bruit incessant. L’urbanisme est quelque chose comme « cinquante-six kilomètres de cauchemar urbanistique dépourvu de sens, de structure, de coeur ». Les bâtiments s’effritent sous les pluies acides. Ce n’est que « jungle de câbles, de micros et de caméras ». Voici pour le décor.

Les quatre étudiants font partie d’une organisation ultra-secrète qui édite un journal contre la désinformation perpétrée par K-Lab. Ils communiquent entre eux avec un Close, un téléphone portable au circuit fermé dont les communications ne peuvent pas être captées par des personnes n’appartenant pas au groupe. Pour communiquer l’information entre eux, ils ont caché « dans tous les coins de la ville des centaines de petites chaînes blanches auxquelles on p[eut] attacher des clés USB remplies de données. Il suffi[t] d’avoir sur soi une tablette ou un ordinateur et de passer à côté de ces chaînes pour télécharger ce que les autres y [ont] laissé ». Voilà pour les moyens mis en oeuvre.

Les quatre étudiants ont chacun des particularités :
Arlequin est doté d’un sixième sens qui le rend capable de détecter les mensonges : il développe une sorte d’urticaire dès qu’il en entend un. C’est aussi le personnage le plus imprundent, celui qui ne respecte pas les règles et qui s’en vante !
Morph a un visage comme de l’argile : elle peut le façonner à sa guise. Une maladie due à l’extrême pollution de Maximum City.
Dusker est le photographe et le geek de l’équipe. Il est extrêment musclé.
Gipsy sait se faufiler partout et elle possède des branchies artificielles qui lui permettent de rester en apnée une demi-heure et elle ne ressent pas la douleur. Voici l’équipe de héros.

Les membres de Typos, dans ce premier volume, sont mis au fait d’un scandale humanitaire dans le pays africain d’Ambillie, grâce au docteur Frank Malone. Le chef d’Etat de ce pays, Makbake, est le propre bourreau de son peuple puisqu’il y a organisé une famine. Il se fait passer pour un bienfaiteur et organise un grand spectacle-concert de récolte de fonds pour son pays, avec la complicité de K-Lab. Voilà pour l’intrigue.

J’avoue que j’ai choisi ce roman pour la thématique de la manipulation de l’information et du journalisme. La quatrième de couverture m’a séduite. Pourtant, j’ai eu une lecture en « dents de scie » avec des moments qui m’ont captivée et d’autres où je me suis ennuyée. L’intrigue est assez diffuse pour être vraiment reconcentrée sur la fin du livre. Beaucoup trop de détails autres en font perdre le fil pendant un peu trop longtemps. L’intérêt du lecteur se reporte alors sur les caractéristiques des personnages ou la description de l’environnement de la triste mégapole futuriste de Maximum City.  On apprend un peu tardivement que le créateur de TYPOS est en fait le père d’Arlequin.

C’est donc un peu « fouillis » et c’est dommage parce que, par moments, ce roman est très divertissant. Dans la dernière partie, le rythme se fait trépidant et le suspens haletant. Là on accroche bien et les pages se tournent toutes seules !

Enfin, je ne suis pas vraiment sûre que cette lecture soit accessible à des lecteurs de 11 ans. Je dirais plutôt 13-14 ans.

Pour finir, un détail amusant accompagne le livre : un exemplaire du journal Typos du 28 novembre 2043. Le verso est peut-être à lire avant même de commencer la lecture car il présente bien les personnages.

Une lecture en demi-teinte donc.

Je remercie beaucoup Flammarion Jeunesse !

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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