J’ai mon propre monde à regarder

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(attention spoiler)

Paul est un ado de quinze ans qui vit une vie sans histoire jusqu’au jour où il se prend la baffe de sa vie : son père quitte le foyer familial sans explication ni adresse. « Ne rien savoir, ne rien comprendre m’a anéanti. »
Sa mère, désespérée, décide de tracer la route. Les voilà tous les deux embarqués dans un road trip à travers les route françaises, accordant un choix particulier avant tout aux CD emportés plutôt qu’aux fringues. Puis ils rentrent au bercail. Et deuxième baffe pour Paul : sa mère décide de partir au Burkina Faso car elle pense que son mari est là-bas, sans se soucier de se que deviendra son fils, laissé aux bons soins de sa meilleure amie, Isa. Puis coup de théâtre : le père de Paul revient et explique à son fils pourquoi il est parti.

Le thème de l’éclatement du foyer familial et des conséquences sur un adolescent était prometteur. Pourtant je suis restée à l’extérieur de l’histoire sans parvenir à m’attacher à Paul et à ses déboires. J’ai trouvé sa mère à peine crédible dans son comportement adolescent. Paul, lui, est presque trop parfait dans son attitude. C’est un peu le monde à l’envers dans le sens où c’est lui qui donne des conseils à sa mère (ne pas s’emporter, ne pas insulter les flics qui leur demandent ce qu’ils font dans une voiture au bord de la route un 31 décembre. La seule crise de Paul, son seul pétage de câble surviendra au retour de son père. Et là, on est presque dans l’excès.
Le lecteur est accompagné tout au long de sa lecture par la musique des années 70 qu’écoute Paul. Le titre du roman fait référence à If 6 was 9 de Jimi Hendrix. Là encore, j’ai dû rater quelque chose parce que je n’ai pas compris ce que cela apporte au roman, si ce n’est d’annoncer la thématique de chaque chapitre.
Seul le clin d’oeil au roman d’Olivier Adam, A l’abri de rien, que lit la mère de Paul m’a fait sourire.
Les coups de théâtre successifs ne sont pas parvenus à changer la donne concernant cette lecture, dont j’ai trouvé l’écriture « plate » et  froide : elle ne parvient pas à faire passer de l’émotion. Il manque donc à ce roman un petit supplément d’âme.

Bref, j’ai raté mon rendez-vous ! Dommage.

Je remercie néanmoins les Editions Tertium.

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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