Les Bons Chrétiens

Les éditions Phébus ont eu la bonne idée d’éditer en poche le livre qui a fait connaître Joseph O’Connor aux Français en 1996 :

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Traduit par Pierrick Masquart et Gérard Meudal

4e de couverture de l’édition grand format : « Treize nouvelles pour dire – entre les lignes, entre les mots (et par-delà l’aimable mensonge des façades)- ce qu’il en est des tourments de l’âme irlandaise aujourd’hui: en cette fin de siècle où d’autres formes de violences (intimes celles-ci) sont déjà à l’oeuvre. Histoire de nous préparer à des lendemains qui ne chanteront sûrement pas aussi bien qu’il aurait fallu »

(J’applaudis ici la lucidité du rédacteur de la 4e de couv au regard de l’Irlande de 2009 et bien sûr Joseph o’Connor !!!)

Treize récits travaillés au bistouri pour nous raconter, entre cruauté et compassion (et on forcément sans humour), cette Irlande d’après la bataille, qui s’arrange toujours pour montrer au monde un visage d’une exemplaire universalité (Nous sommes tous des Irlandais) lors même qu’elle se délecte mieux que jamais de ses particularismes têtus. Et pour donner la parole à quelques personnages inoubliables: prêtres au coeur brisé, homosexuels traqués par le conformisme ambiant, hommes et femmes infidèles, fanatiquqes de tous bords, joyeux plaisantins – la plupart fortement alcoolisés, tous atteints dans leurs rêves, et qui font de pathétiques efforts pour échapper à la noyade ».

Je dois dire que le rire est au rendez-vous de ces histoires pourtant pour le moins tragiques… Mais il s’agit d’un humour qui oscille entre cynisme et pathétisme amenant le lecteur à la réflexion… On n’en sort pas tout à fait indemne.

Mes préférées :

Les Collines aux aguets, qui laisse pour le moins perplexe de l’absurdité des événements;

Faux Départ, un road movie à travers la campagne irlandaise et… ses vaches : après cela on ne regardera plus jamais une vache irlandaise de la même façon !;

L’Evier, qui commence ainsi : « En rentrant du travail, il vit la vaisselle sale dans l’évier. Il comprit qu’elle l’avait quitté. »

Pour les fans de Joseph O’Connor, il s’agit d’un « incontournable » !

Le petit « plus » pour la fan de Joseph O’Connor que je suis, c’est que trouver ce livre quand je le voulais s’est avéré un parcours du combattant, ou plutôt une chasse au trésor car il était épuisé et non réédité.
(On s’amuse comme on peut, mais ça donne l’impression d’avoir une édition « collector » dans sa bibliothèque 🙂 )

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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