Le martyre des Magdalènes

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Traduit par Pierre Bondil

4e de couverture : « Lessivé, rincé par sa dernière enquête, l’ancien flic de Galway Jack Taylor tente d’en faire passer le goût amer en éclusant des pintes de Guinness. Alors qu’il répète à qui veut bien l’entendre qu’on ne l’y reprendra plus, il est contraint par un caïd psychotique à retrouver « l’ange des Magdalènes ». Cette bonne sœur aurait, dans les années soixante, sauvé des jeunes filles mises au ban de la société dans le sinistre couvent des Magdalènes. Filles-mères reniées de tous, ces femmes y travaillaient comme blanchisseuses dans d’effroyables conditions pour s’y laver de leurs péchés, et cela même si elles avaient été violées par un frère, un père ou un voisin. Ce qui s’annonçait comme une mission rédemptrice va vite se transformer en chemin de croix. Le martyre de jack Taylor ne fait que commencer… « 

Noir c’est noir ! C’est le moins que l’on puisse dire en lisant ce roman policier, qui relève plutôt du roman noir. Mais noir à la façon irlandaise… donc l’auto-dérision n’est jamais loin. Même si ce roman est très sarcastique, c’est le moins que l’on puisse dire.
L’intrigue passe largement au second plan et c’est là le tour de force de Ken Bruen. Arriver à tout de même à maintenir un suspens en parlant plus du héros que de l’intrigue proprement dite. Nous suivons en effet plutôt la dérive de Jack Taylor, ancien garda ayant viré « privé », alcoolique notoire en voie de rédemption grâce à quelques « cachetons » de drogue !
On s’attache à ce personnage tout aussi psychotique que les « méchants pas beaux » qu’il poursuit. Ce héros pas comme les autres porte sur la société irlandaise un regard féroce. L’Eglise en prend un coup dans les dents avec l’évocation des Magdalènes. La « mafia » irlandaise n’est pas en reste non plus.

J’ai adoré écumer les pubs de Galway avec ce héros et revisiter une ville que je ne connais pas si bien que ça !

Ce que l’on dit du romancier :
« Ken Bruen est né en 1951 à Galway. Après une carrière qui lui fait parcourir le monde, il crée les inspecteurs Roberts et Brant puis le privé Jack Taylor dont Le martyre des Magdalènes est la troisième enquête. Son style incisif et la férocité désarmante de ses personnages l’ont d’emblée placé parmi les meilleurs de sa génération. »

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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