Les trois lumières

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Traduit par Jacqueline Odin

4e de couverture : « Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande
rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,
des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la
soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine… « 

Le titre en version original de ce récit est Foster. Pas évident à traduire comme cela tout seul. Ce mot renvoie à « famille d’accueil », ou  à « enfant placé en famille d’accueil. Pour un anglophone, le thème est planté dès la lecture du titre. Au contraire, un titre comme Les trois lumières laisse le lecteur francophone dans le vague… Il faut lire la quatrième de couverture pour comprendre un peu et lire le récit pour comprendre complètement le titre…

Ce détail mis à part, voici un récit court mais dense dont la subtilité et la force résident dans tous les non-dits, dans ce ce que le lecteur devine à travers les mots. Et Claire Keegan parvient à merveille à semer des indices. Au lecteur de se faire son idée. Le décor se situe dans le sud-est de l’Irlande, dans le comté de Wexford, à la campagne, dans les années 80 (on le devine encore là aussi, par l’évocation de la mort d’un gréviste de la faim – Bobby Sands ? -, de sa mère et des émeutes).
On retrouve ici les secrets de famille – et c’est un faible mot ! Ce qui m’a beaucoup intriguée, c’est la fin. J’ai dû revenir en arrière, relire les dernières pages. Je me demande encore si je l’ai bien comprise…

Un livre très émouvant.

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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