Printemps

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Traduit par Frédéric Fourreau

4e de couverture : « C’est l’affolement en ville. Une bombe vient d’exploser en plein centre de Linköping, tuant deux fillettes et blessant grièvement leur mère, Hanna Vigerö. Pour les enquêteurs, les pistes sont multiples. Acte terroriste ? Guerre des gangs ? L’investigation piétine. Et si l’attentat visait en fait la famille Vigerö ? Pour Malin Fors, il s’agirait d’une affaire plus personnelle. Malin aussi a ses problèmes. Elle lutte pour ne pas replonger dans l’alcool, sa mère vient de mourir. Et quand son père rentre de Ténérife, le secret que lui cachaient ses parents depuis toutes ces années fait enfin surface. »

Le sentiment que laisse ce quatrième opus (après Hiver, Ete et Automne) est qu’il est sans doute le meilleur de la série.

L’intrigue se déroule en mai 2010 et la Suède est touchée de plein fouet par la crise économique. Mons Kallentoft règle leur compte aux banques, au Monde du Fric, aux rapaces de la finance, aux tradeurs peu scrupuleux qui jouent avec l’argent des citoyens de tous les pays du monde.

Un attentat devant une banque de la petite ville provinciale de Linköping tue deux fillettes de six ans. La population est en émoi et presse la police de retrouver les responsables. Les hypothèses sont nombreuses mais la piste islamiste est rapidement écartée (n’en déplaise à certains). Une mystérieuse organisation, le Front de Libération de l’Economie, totalement inconnue jusque-là, est vite suspectée du pire.

Mais comme toujours, dans les romans de Mons Kallentoft, la réalité est encore plus complexe qu’il n’y paraît. Et c’est avec brio que l’écrivain démonte les rouages d’une intrigue qui ne laisse au lecteur aucun répit. Peu à peu de nouveaux personnages de l’ombre apparaissent, marionnettes du Mal personnifié : l’Argent, représenté sous les traits d’un vieillard aveugle et mourant mais qui a passé sa vie à martyriser jusqu’à ses enfants pour en faire des machines de guerre.
L’auteur reprend ici un thème qu’il affectionne particulièrement : l’enfance maltraitée, le tout dans une logique implacable.

Ce que j’apprécie aussi particulièrement dans cette série, c’est l’imperfection des héros et la complexité des personnages. Les romans de Mons Kallentoft vont au-delà des apparences et explications simplistes, dans un monde contemporain toujours plus complexe et ici sur une toile de fond d’une actualité brûlante. C’est aussi, paradoxalement, un univers au bord du fantastique, avec les narrateurs omniscients que sont les victimes décédées.

Le seul tout petit bémol que l’on peut reprocher à l’auteur ici,  c’est que la vie personnelle de Malin qui s’achève un peu trop sur une happy end, qui détonne d’autant plus avec le reste du récit. Mais bon, c’est le Printemps

A lire absolument !

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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