Etranges rivages

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Traduit par Eric Boury

4e de couverture : « Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l’est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s’est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d’autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n’a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d’Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé…
C’est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici ! »

Pour la deuxième fois consécutive, l’inspecteur Erlendur ne mène pas une enquête officielle : ici, suite aux événement d’Hypothermie, le voilà parti sur les lieux de son enfance. Il s’agit pourtant d’un lieu de morts : la région des Fjords de l’Est est particulièrement redoutable, les hommes se perdent dans la lande de cette nature âpre balayée par des tempêtes infernales, quand ils ne tombent pas dans des crevasses.

Notre cher Erlendur y a lui-même vécu un événement traumatisant durant ses jeunes années, un événement qui le poursuit aujourd’hui encore… A tel point que même en vacances, il ne peut s’empêcher d’enquêter sur la mystérieuse disparition d’une femme, dont la disparition elle-même est presque devenue légendaire. Cependant, c’est aussi l’occasion de mener une enquête sur lui-même et de faire un deuil.

Cet « épisode » est sans doute le plus intimiste de la série. Arnaldur Indridason lève (un peu)  le voile sur son personnage. Une aventure qui ressemble presque à une psychanalyse du héros, avec la beauté de l’écriture en plus. Alors que dans les autres volumes de la série, il était très question du développement de la société islandaise, ici ce n’est pas le cas (ou si peu) : plutôt une dissection de l’âme humaine qui révèle une fois de plus tout le talent de mon écrivain islandais préféré.

En tout cas, méfiez-vous des cadavres gelés, ils révèlent des surprises !! Un épisode très émouvant aussi. C’est aussi une incroyable histoire d’amour.

« Les Islandais aiment les histoires de revenants et adorent en inventer. » On ne pourra pas dire le contraire : on en redemande ! Vivement l’année prochaine pour la suite de cet inspecteur pas du tout comme les autres !

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A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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